Premier jour de vacances réelles. Ouf... Mais une petite onde d'angoisse m'envahit quand même, tout autant que certains d'entre vous d'après ce que vous m'en dites en messages privés.

7ème été pourtant sans compagnon réel avec qui partager les grasses mat, les couchers de soleil, les barbeuks des ami(e)s, etc. Mais est-ce si grave ? Au delà de cette bizarre angoisse, non, pas du tout !

En psycho, l'angoisse est une peur, une attente qui fait peur, une peur parfois même indéterminée, difficile à définir vraiment. Est-ce réellement être seul(e) qui nous gêne ou bien est-ce :

- la peur de s'ennuyer

- l'impression d'être abandonnée par la vie, le destin, l'amour alors que tant d'autres "semblent heureux"...Semblent, oui. A voir si c'est le cas, vraiment. La vie n'a pas de sens... Heureusement, car c'est à nous même de donner du sens/des sens à notre propre vie !

- l'impression de ne pas être important(e) dans toute cette société qui court et n'est pus une communauté, une famille humaine et culturelle (la preuve que non, vous lisez ce blog, les liens sociaux même virtuels ne sont pas négatifs quand le respect et l'envie de partager des idées positives nous e(n)-lacent...)

- parce qu'on est  à un moment de vie entre 35 et 55 ans environ où se joue le bilan appelé "crise de milieu de vie" (voir post sur ce sujet dans ce blog, lire l'excellent ouvrage cité. c'est un vrai guide pas à pas pour se libérer) ?

- parce que nos ami(e)s sont comme ci ou comme ça et qu'on voudrait ou bien ils nous exhortent à leur ressembler (Grandissons, les autres c'est les autres, nous c'est nous. A nous de nous définir par nous-mêmes avec l'aide culturelle qu'on voudra bien trouver).

- parce que des êtres chers décédés nous manquent (mais quelque part, ils sont là quand même non ? Là, j'avoue qu'il n'y a de recette miracle, on ne peut les faire revenir pour rendre ces vacances comme "avant". Mais parmi nos vivants, s'il en reste des aimants et aimables, le célibat nous donne toute la liberté de les cotoyer, justement !)

On voit bien quand dans cette liste non exhaustive, le souci n'est pas le célibat ...mais notre manière d'envisager et de ressentir notre place dans notre propre vie.

Être heureux ou au moins épanoui(e) seul(e) n'est pas impossible mais cela demande d'abord de faire la paix avec soi-même !

Votre souhait le plus cher est de trouver un homme ou une femme à aimer ? Soit. Mais ça n'est pas le moment, le destin, le hasard font que vous êtes seul(e). ACCEPTEZ !

Acceptez ce fait comme il fait beau ou qu'il pleut aujourd'hui ...

Respirez en profondeur. Cet air qui rentre en vous, c'est la vie et la paix. C'est bon, non ? Ca racle un peu la gorge et les poumons, ça soulève la cage thoracique, ça court joyeusement le long de l'échine de la colonne, et ça se répand dans vos jambes où vos pieds sont bien encrés. Vous vous sentez solides... Respirez profondément chaque fois que l'angoisse vous envahit.

Acceptez votre célibat comme une donnée neutre...

Acceptez votre célibat comme un bain très très chaud dans lequel vous devez quand même vous glissez pour être sûr de vous détendre enfin !

Pour les amateurs de films comiques et bien pensés, je conseille _Mr Baseball_ avec l'acteur deMagnum; une histoire toute simple et pleine de sagesse japonaise. Cette idée d'acceptation, je l'avais souvent rencontrée autrement dans des livres mais c'est vraiment ce film qui m'a convaincue de son efficacité, d'essayer, d'accepter. 

Quand les reproches viennent, quand je me dis "que je suis nulle, ma vie est un désert....Que j'aurais dû, que là il aurait fallu..." Je dis STOP. Je regarde intérieurement mon cerveau logique avec affection, il croit bien faire, pensez-bien...Je le rassure, je me parle avec amour et beaucoup de bienveillance : "je suis quelqu'un de bien. L'amour viendra mais d'ici-là j'ai droit à vivre en paix avec moi-même."

Le silence de mon appartement devient alors non plus signal d'abandon mais plutôt comme un souffle protecteur où mes oreilles peuvent étendre loin leurs antennes sans entendre de bruit agressif... Je regarde mes objets préférés avec non pas nostalgie mais avec amour, ils sont des sources de paix, ils irradient de sens et de beauté esthétique ou émotionnelle. Ils sont de la paix.

Et si vraiment les pulsions d'angoisse tournent sans arrêt, ma poitrine serrée... Une bonne vidange est conseillée. Le sport est la clé ! Dès que je psychote, 200 ou 500 m dans l'eau de la piscine qui me plaît  en ville et hop, je sors lavée et mon coeur brasse un sang débarassé de ses toxines et de ses rancoeurs.

Donc faites la paix avec vous même, plus de reproches, plus de rancoeur contre le reste des hommes ou des femmes.

Et faites une place au sport, à une activité qui défoule physiquement votre corps émotionnel...

A bientôt pour l'étape 2 ;)